
Les rickshaws de Dhaka ou pourquoi il n'est pas cool d'être une fille voyageant seule : il y a des grillages partout, et sur certains rickshaws, c'est le rickshaw-walla ( le chauffeur ) qui contrôle l'ouverture des portes ...
Comme nous avons perdu le Lonely Planet, je ne pourrai pas donner d’information précise sur les lieux, et la nomenclature des monuments va elle aussi souffrir un peu…
Nous avons commencé notre visite de Dhaka en allant au musée national, qui n’est pas si mal fait, qui regroupe de l’artisanat traditionnel, des informations sur le pays, un peu de géologie, l’histoire de la deuxième partition ( celle entre le Pakistan occidental et le futur Bangladesh, avec ses héros : Mujibur Rahman, Ziaur Rahman, etc. ), enfin une galerie de portraits et de reproductions de peintures européennes. On y trouve donc une copie de La Joconde, un portrait de Bonaparte et de Jean-Jack Russo … Au dernier étage, on trouve même une collection de miniatures suisses. Bref, on y trouve de tout !
Nous nous sommes ensuite promenés en ville, avant d’aller voir à quoi ressemble le parlement. Il s’agit d’une bâtisse immense au bout d’un grand parc. Le Palais Bourbon semble bien petit en comparaison. Puis nous sommes allés dans le quartier de l’université. L’université de Dhaka est connue, il s’agit d’un bâtiment néo-gothique construit par les Anglais. Satyendra Nath Bose y a enseigné ( c’était un grand scientifique, spécialiste de physique quantique, pour ceux à qui ça parle, c’est à lui qu’on fait référence quand on parle de condensat de Bose-Einstein ). Comme ce jour-là, c’était la journée de la langue bengalie ( dont les Bengalis sont très fiers, c’est entre autres parce que l’ourdou était la seule langue officielle au Pakistan oriental qu’ils ont fait sécession ), il y avait une immense foire au livre dans le quartier de l’université. Il y avait donc un monde fou, et le soir, il devait y avoir quelques activités pour commémorer ce jour important.
Puis nous avons visité la grande mosquée de Dhaka, qui est moderne, et dont la grande salle rafraîchie par de nombreux ventilateurs doit pouvoir accueillir un important nombre de fidèles.
Nous avons fini notre journée en allant vers le nord de la ville, dans les quartiers plus chics. C’est là que l’on trouve les ambassades, quelques magasins occidentaux et autres fast-foods. Il y a une réelle séparation dans la ville puisque la route qui y mène est longue et passe par une zone où il n’y a plus grand-chose. Pour les magasins, ce ne sont que des petits malls où les riches viennent se faire déposer en voiture, font leurs emplettes, avant de s’engouffrer dans leur voiture pour rentrer où faire un autre magasin sans âme. Il manque un peu de vie dans ce genre d’endroit.





