Le deuxième jour, nous sommes allés visiter Old Dhaka. Nous avons commencé par visiter un temple hindou ( je ne sais plus à que divinité il était consacré ), reflet de la présente minoritaire hindoue au Bangladesh. Lors de la partition en 1947, la plupart des hindous du Pakistan oriental avaient fui pour aller en Inde ( de même que de nombreux musulmans ont fait le chemin inverse ).
Puis nous avons arpenté les rues sinueuses en quête de quelques restes de bâtiments du XVIIe siècle, mais au vu de leur état de conservation et de la difficulté à les trouver, c’est bien de restes qu’il s’agit. Nous avons croisé des enfants qui nous ont fait monté sur les toits, nous montrant leur école juste en-dessous de nous ( je n’ai pas bien compris s’il s’agissait d’une école coranique ). Nous avons failli entamer une partie de cricket sur un petit espace, avant qu’un homme qui était peut-être leur professeur ne s’y oppose. Old Dhaka est encore plus agitée qu’Old Delhi, ça vient, ça repart, ça ne s’arrête pas. Et comme les rues sont toutes petites, le trafic ne s’en trouve pas facilité.
En nous promenant, nous sommes passés par une magnifique mosquée aux dimensions réduites mais dont les murs étaient incrustées de nombreuses pierres multicolores. En continuant, nous sommes tombés sur une église arménienne, construite en 1781, où l’évêque de l’Eglise arménienne d’Australie vient deux fois par an pour y célébrer les messes de Pâques et Noël, avec les neuf familles arméniennes toujours établies à Dhaka.
Nous avons fini par atterrir à un ancien ensemble de palais entouré d’un parc. Plus loin,un autre palais, bien plus imposant, et peint tout en rose, qui servait à Lord Curzon ( qui était vice-roi des Indes au tout début du XXe siècle ) lorsqu’il était en déplacement à Dhaka. C’est un des rares bâtiments vraiment beaux du Bangladesh, mais il était fermé ce jour-là.
Ce palais se dresse juste en face du fleuve Buriganga. Ce fleuve est immonde et les quais qui y mènent sont souvent riches de toutes sortes d’odeurs. Des petites barques permettent de passer d’une rive à l’autre, ou simplement de faire un petit tour. Sur le fleuve, on croise donc aussi bien quelques couples qui partent amoureusement faire une ballade ( pour le romantisme, on oublie, c’est loin d’être Venise ! ) mais aussi des péniches chargées qui flottent par on ne sait quelle intervention divine. Pour certaines péniches, le pont est complètement sous l’eau et ont ne voit que la cabine qui surnage. Incroyable …

En revenant de cette charmante et glauque promenade en shikara, nous avons longé les quais, puis nous sommes passés par un marché avant de déambuler au hasard des rues.

Nous avons croisé un vendeur de pan (une sorte de tabac à chiquer ) auquel nous avons acheté trois portions, mais comme nous n’avions pas compris à quoi servait un bout en plus qu’il nous avait donné, nous avons demandé à quoi il servait.Difficultés pour se faire comprendre obligent, nous avons discuté pendant trois minutes, le temps pour une trentaine de personnes ( sans exagérer ) de s’amasser autour de nous et de regarder ce qu’il se passait. Normal …



